Space, time and perversion

Elizabeth Grosz has constructed a heterogeneous collection of essays around the topic of the body. This collection is broken into three distinct sections: “Bodies and Knowledges,” “Space, Time and Bodies” and “Perverse Desire.” In each of these sections the overarching concern is with the (re)placement of the body within systems of knowledge that have sought to divest themselves of their own (inescapable) corporeality.

Grosz’ concern with the body bleeds into a diverse and highly charged arena of debate – that of the episteme. Not only does she problematize the traditionally vilified realms of knowledge, i.e., Descartes, Kant and Freud, but she also calls into question certain feminisms (and feminists) that remain intractable in their own stable systems of knowing. In other areas Grosz explores the lacuna created in “classical” knowledge’s erasure of femininity and the motivation of such an obliteration. Grosz’ analysis of Plato’s concept of the Chora vis a vis architecture is especially compelling in her alignment of the Chora – the selfless transition point between Forms and matter – with femininity’s role as subordinated other to the discourse and construction of architectural space. In her most provocative essay, “Animal Sex: Libido As Desire and Death,” entomology and sex are brought together in a productive pairing that serves to question how sexuality is (mis)understood in our post-Freudian age. Finally, aligned with the above concerns, is Grosz’ attention to the state of queer identity politics and possibilities of rethinking lesbian and gay desire through a reconfiguration of the body.

In all, Space, Time and Perversion will provoke and enthrall anyone interested in rigorous and kaleidoscopic approach to the ways the body is implicated in some of the most pressing discourses of our time. A. W. E.

Ginette Bouchard exposition

Depuis son apparition dans nos vies, la photographie nous fascine et continue de le faire malgre une expression qui, plus souvent qu’autrement, s’inspire de la realite sensible. Les moyens technologiques raffines dont l’artiste fait dorenavant usage ne sont pas parvenus a modifier de facon substantielle la pensee photographique qui, depuis ses debuts, presente des images en noir et blanc mettant simplement en scene des etres ou des objects du reel. Comment cela se fait-il qu’encore aujourd’hui ces photographies nous attirent et nous emeuvent tant? Peut-etre cela est-il du a l’atmosphere feutree et silencieuse de l’image en camaieu, ou bien au jeu d’ombres et de lumieres qui modele les formes ou les adoucit, ou bien aux plages obscures qui forcent l’oeil a s’attarder longtemps au meme endroit? Il ne faut pas non plus exclure la possibilite que nous soyons tout simplement troubles a la vue de fragments de realite depourvus des couleurs qui normalement les caracterisent. Qui sait?

Les natures mortes aux fleurs de Ginette Bouchard, treize photographies de grand format sagement accrochees aux murs de la galerie, comptent parmi ces images qui stimulent la perception, qui prennent le regard en otage et le marquent d’une couche supplementaire d’imaginaire. Bien qu’il s’agisse d’un theme repris par des generations d’artistes et que ce genre nous soit des plus familiers, il semble que cette oeuvre un peu secrete intitulee Floris umbra procure au spectateur une grande satisfaction. Dans Le Regard pensif, Regis Durand s’interroge sur le phenomene de reprise et fait remarquer que <<… la pensee photographique, parce qu’elle concerne au plus pres l’origine, est sans doute vouee plus que tout autre aux reprises constantes>>. A bien y penser, ne sont-ils pas nombreux les photographes qui, a un moment de leur carriere, se sont laisses tenter par la forme inspirante des fleurs? Pensons seulement a Irving Penn et a Mapplethorpe qui, pendant un temps, ont delaisse respectivement l’univers des dechets et celui de la sexualite pour celui des fleurs, vaste bassin de formes complexes et harmonieuses.

Dans sa serie d’oeuvres photographiques, Bouchard elabore une riche critique historique en superposant des modalites, des techniques, des concepts issus d’epoques differentes. D’abord, comme nous l’avons deja mentionne, elle revisite les enjeux photographiques par le biais de la nature morte, genre prise depuis des siecles par les peintres et, subsequemment, par les photographes. De plus, si d’une part, les teintes de gris subtilement brunis evoquent les photographies du XIXe siecle, d’autre part, les traces de pinceaux situees aux frontieres de l’image renvoient directement a la peinture. Le procede d’impression seculaire qu’elle utilise, le platine palladium, demande que l’artiste applique ellememe l’emulsion sur le papier pour obtenir une image legerement voilee. Dans sa reflexion, Bouchard remet aussi en cause la question du realisme photographique en retouchant ses negatifs, en modifiant la realite et ce, au moyen d’outils informatiques de pointe. Mais ces manipulations demeurent souvent imperceptibles aux yeux du regardant non averti.

Curieusement, en voyant ces photographies enfermees dans des cadres profonds au chassis de bois, j’ai pense aux papillons qu’on voit parfois epingles dans des vitrines. Mais, plus specifiquement, j’ai associe ces contenants aux cabinets de curiosite – version tridimensionnelle des natures mortes – dans lesquels on disposait des collections d’objects naturels ou techniques a des fins scientifiques. Ces grandes feuilles de papier aux bords franges sur lesquelles sont imprimees les images se detachaient legerement du fond en y projetant une ombre. Et chaque photographie, titree en latin, numerotee en romains a la mine de plomb, rappelle d’autant plus les inscriptions savantes utilisees pour identifier les objects de collection minutieusement fiches et catalogues.

Le discours de Floris umbra est donc solidement ancre dans une problematique historiciste. Mais, au fur et a mesure que l’oeil penetre l’espace photographique constitue de fleurs fraiches ou sechees, de tiges bourgeonnantes et de feuilles plissees, il se laisse porter a travers des enchevetrements vegetaux parfois desordonnes qui, au bout du compte, revelent la presence de fleurs qui n’en sont pas, des simulacres de fleurs. Des ombres de papier, de plastique, de porcelaine, voilees, minutieusement arrangees ou oubliees dans un coin. Il est difficile de situer exactement ces objets. On les voit posees sur le sol dans une encoignure ou les surfaces parlent de pierre et de beton, de soleil lointain et d’ombres revelatrices. Ou encore, on les imagine deposees en offrande sur la tombe d’un inconnu, ou trouvees au fond d’un jardin ombrage, derriere une remise ou sur le bord d’une vieille fenetre.

D’autres compositions, en apparence plus sages, montrent une plus grande affinite avec l’esthetique des interieurs neo-classiques. Pour un instant, on se croirait transporte dans de vastes salons vides aux tissus soyeux, aux boiseries vernies, aux lustres de cristal, aux plateaux d’argent. Cependant, le raffinement que suggerent ces arrangements floraux n’est encore qu’un simulacre. Presentes sur des fonds confus, indefinis, obscurs, ils existent nulle part, dans des bors-lieux. Des lors, l’esthetique de Floris umbra m’apparait sans age, millenaire, propre aux creations des membres de notre espece qui, de tout temps, se sont plu a reinventer le monde.

Mais, encore, comment expliquer l’engouement persistant pour cet art qui donne a voir les choses du reel? Ne peut-on pas supposer que ce qui nous seduit ne concerne en rien la realite de l’objet represente? Car souvent, ce quelque chose qui nous affecte, nous echappe, n’a rien a voir, comme Durand le souligne, avec le temps de la chose photographiee, avec <<son avoir ete la>>. D’aucuns relient cette sensation de vide et de plein a la mort, a l’absence, la situent dans l’ailleurs, dans le bors-champ. Mais ce quelque chose se doit d’etre present, perceptible dans ces images qui nous plaisent. Quelque chose qui est a la fois <<insistant et leger>>, comme l’ajoute Durand dans sa recherche du signifiant volatil.

Et si ce qui est la et qui ne peut pas se voir, ce qui nous file entre les yeux, avait un lien avec tout ce que l’ombre deguise, voile, met a l’abri des regards? Qu’elle soit dense ou legere, cette ombre troublerait-elle le desir et l’empressement de l’oeil a reconnaitre la forme qui, malgre l’insistance des yeux, demeurera muette? Et, malgre ce silence, l’oeil continuera obstinement a fouiller l’obscurite. Cet etat de fait provoquerait-il un malaise chez le sujet?

Selon Tanizaki Junichiro, litteraire japonais de la premiere moitie du siecle, la personne qui a peu cotoye l’univers des tenebres n’a pas eu l’occasion de <<percer l’enigme de l’ombre>> (Eloge de l’ombre, 1995). Les Japonais, explique-t-il, ont ete amenes par la force des choses a vivre dans des environnements sombres, ce qui leur a permis de penetrer <<les mysteres de l’ombre>>. D’ailleurs, toute l’apologie de l’ombre de Junichiro montre que <<le beau n’est pas une substance en soi, mais rien qu’un dessin d’ombres>> et que, sans ombre, le beau s’evanouit. Troublant. Doit-on faire notre ce principe esthetique qui puise son origine dans une realite etrangere? L’on retorquera que ce qui est vrai pour le Japonais ne l’est pas necessairement pour nous. Et pourtant, l’idee qu’une esthetique puisse reposer sur l’ombre et la lumiere suscite des interrogations.

Serait-ce le <<beau>> que l’on pressent dans ces images photographiques (elles-memes nees de l’ombre), beau qui nous echappe et qui nous incite a la reverie? Durand, dans une autre tentative de demasquer cette chose a la fois presente et absente de l’espace photographique, l’associe a un lieu <<ou le repertoire des formes se constitue, se defait, et se reconstitue sans cesse>>, comme si l’objet ouvrait la porte donnant sur la <<source>> de l’image dont la mouvance stimulerait le reveur.

Des ombres de fleurs baignees d’obscurite hantent les espaces pluriels de Bouchard. Des reflets profonds, un peu voiles ainsi qu’une lueur diffuse ne parviennent pas a s’immiscer dans tous les replis ou l’ombre s’est retranchee pour se faire la gardienne des lieux. Les fonds textures, les marques du temps sur la matiere ajoutent aux figures insondables, pressenties dans l’univers de Floris umbra. Murs noircis voire taches, surfaces decrepites ou patinees, sols jonches de residus vegetaux ou mineraux, rides douces ou profondes assombrissent ca et la l’espace photographique. Au creux des moindres interstices que le temps a menages dans le bois, la pierre, le papier ou la fleur petrifiee, l’ombre se blottit et s’amuse a susciter chez le regardant des resonnances troublantes.

Transit

Concludes our 20th anniversary and an exploration, initiated last fall, of the notion of “transit.” This journey has led us through different discursive spaces that signal the atmosphere of change, turbulence and fluctuation of the present times. Our concluding issue examines particular types of nomadism through the work of Chilean artist Eugenio Dittborn, Argentine’s Guillermo Kuitca and Gilles Mihalcean from Quebec. Quebecois filmmaker and art critic Olivier Asselin recounts his experience of the Parisian intellectual life. Marie-Ange Brayer discusses cartography through various contemporary artworks where nomadism and territory are privileged subjects. Thierry Kuntzel, in a project conceived for this issue, reflects on a trip to Tampico, caught in the movement between the imaginary and the real.

The last four issues will have in this manner described multiple sojourns, decisive personal experiences, excursions into uncharted lands or sites in transition (Russia, Slovenia, South Africa, South America, First Nations territory), excursions undertaken with a new attitude, an eye for the unusual, for what is normally disregarded; unseemly ways of addressing language, gender, traveling, the organic and the inorganic, the practice of contemporary art itself, its institutions, museums, exhibitions; phenomena of culture(s), acculturation, world market, colonialism.

In the current debate against contemporary art what is basically left out is transit particularly as expressed in this year’s four issues. Yet it is essential to contemporary art, regardless of the period. Aside from the notion of the avant-garde and its idealist connotations, motion is what contemporary art is all about – going off the beaten track to try and rediscover the world, to find ways of pushing it ahead. Art reveals that motion, however shaky. Each motion is a step in itself, hopefully clearing a passage.

How can one make sense of things in motion, except in understanding that only motion makes sense.

Plein Air 2

Friday July 31, 2015
One Day Session 10:00 – 4:00
Price: $60

Students will learn while enjoying painting outside at the park. Observation of the natural landscape and learning to capture the atmosphere is the true essence of plein air art making. allowing students to better understand what they can miss from photographs alone. In this class, students will learn to paint not only what they see but what they feel. Any and all materials are welcome! Make art with the materials you find comfortable or challenge yourself with something new! This class is intended for adults of all skill levels. Taught by Hiromi Katayama

Voice Lesson

Instructor: J. Paul Pepper

Ages: All
Time: Mondays 3-7 by appointment
Fee:$25/lesson
Ongoing

J. Paul Pepper is a pianist and composer with thirty years of playing and performing experience. Having studied classical technique with George Rau of Washington and Natalie Phillips of Squirrel Hill, he has been teaching piano for the last fifteen years. He is a winner of various competitions, scholarships and prizes, including WQED’s Performance in Pittsburgh, Duquesne University’s Young Artists, the Mason Statewide Talent Search, the Pennsylvania Governor’s School for the Arts and the Tucci Prize for Music Performance. J. Paul appreciates a wide diversity of musical styles and approaches, and is committed to customizing lessons to fit each student’s unique abilities and goals. In addition to teaching piano at all levels, he also teaches beginner to intermediate voice. Outside of music his interests include philosophy, religion, science and American Ninja Warrior.

Violin Lessons

Age: All
Time: Tuesdays 2:00-6:30, Half Hour Sessions
Cost: $25 per 1/2 Hour – $50 per Hour
Ongoing
To Register Click Here

Violinist Jennifer Sternick is an active and enthusiastic member of the Pittsburgh music community. She has performed professionally in symphony orchestras, chamber orchestras, and pit orchestras, collaborated with musicians to hold performances at various venues in western Pennsylvania, and is contracted regularly to provide music at private events. As a chamber musician, Jennifer is a member of Black Orchid String Trio and Bellwether Strings, as well as principal violinist for the Eclectic Laboratory Chamber Orchestra. Since 2012, Jennifer is the concertmaster of the Pittsburgh Civic Orchestra. An instructor with over ten years of experience, Jennifer teaches students of all ages music reading, notation, and theory, violin and bow posture and technique, and works regularly with students on careful listening and ear training.

Originally from the outskirts of Mohnton, Pennsylvania, where she grew up studying the violin with Barbara Lanza, Jennifer earned her bachelors in music and philosophy at the University of Pittsburgh where she studied with Roger Zahab. Jennifer is the recipient of the Mildred Miller Posvar Award for Distinguished Academic Achievement in Music and the Alfred D’Auberge Award for Excellence in Music Performance. Currently, she studies with Huei-Sheng Kao of the Pittsburgh Symphony Orchestra. When Jennifer is not making music, she is an avid runner, rock climber, and Ultimate Frisbee player.

Drum lessons

Instructor: Michael Berry

Age: ALL
Time: Wednesday, Half Hour Sessions
Fee: $25.00 per lesson
Ongoing
To Register Click Here

Michael Berry has performed at venues ranging from small jazz clubs to Carnegie Hall to Le Casino de Monte Carlo over the last 30 years

During the 1980s, Berry was drummer for the jazz vocal group Rare Silk, earning Grammy nominations in 1984 and 1986. He and the group opened for legends such as Benny Goodman and Bob Hope.

Berry has taught drums privately for seventeen years.

Berry studied at the University of Denver’s Lamont School of Music. He studied jazz drumming with Jerry Granelli, a student of Joe Morello of the Dave Brubeck Quartet, and also with Gary Le François, a student of Freddie Gruber.

Children Classes

The child art and music class offerings.

Drawing Foundations
Mondays June 22nd – August 10th
6:00 – 7:00; Teens & Adults
Students learn to “draw what they see” in pencil. Traditional methods of recognizing shape and value and how to make their drawing look 3-dimensional with shading, highlights and shadows will be covered. See list of student’s supplies to be brought to first class.
Taught by Becky Mayhew
Price: $50.00

Introduction to Cartoons
Mondays
June 22nd – August 10th
4:00 – 5:00; Ages 12 – 18
$50
Students will learn how to create their own cartoons by animating inanimate
objects and animals. Facial expressions and drawing in perspective as well
as situational comedy will be covered.
Taught by Becky Mayhew
Price: $50.00

Zentangle for Kids
Wednesdays
June 17,24,July 1, 8 2015
Four Sessions
Grades 4-8
11:00 – 12:00
Price: $50
Zentangle is a style of drawing using a pen, usually a black one. Drawing shapes and patterns to create a beautiful simple visual. Learn the basic strokes and shapes in combination with values to complete unique and individual artwork.
Taught by Linda VanNewkirk
Price: $50.00